MURIEL ROBIN

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28 février 2009

La route sinueuse d'un tournage

muriel Rue Leclerc-Chauvin, quartier de L'Houmeau, jeudi après-midi. Au volant de sa « deudeuche » écarlate, Muriel Robin klaxonne après le quidam qui a osé se mettre sur le chemin de sa voiture. Dans quelques minutes, quelqu'un criera « moteur » et l'actrice foncera jusqu'au jeune Sandor Funtek, son partenaire dans le téléfilm « Mourir d'aimer ».

La dernière fiction réalisée et produite par Josée Dayan est actuellement en cours de tournage à Angoulême. Avant deux jours sur l'Île de Ré. Un projet de 2 millions d'euros qui mobilise une trentaine de comédiens, environ 400 figurants et 45 personnes pour l'équipe technique.

Non loin des moniteurs qui retransmettent les images prises par le cadreur, Pascal Lamargot s'affaire. Cigarette se consumant au bout des doigts, portable collé à l'autre oreille et talkie-walkie à la ceinture, il est le directeur de production du projet : « Je fais en sorte d'adapter notre budget aux contraintes de la mise en scène, tout en essayant que le maximum d'argent soit à l'écran... Et non autour. »

Pas forcément facile, tellement les impondérables font partie d'un tournage. « Un tournage, c'est comme une transatlantique. C'est une route sinueuse à laquelle on doit s'adapter », compare Yann Mercier, chef décorateur. Exemple le matin même, où une courte scène a été rajoutée suite à un coup de coeur de Josée Dayan. « Mercredi, en sortant d'une séquence tournée à la librairie, Josée a découvert un porche avec une belle grille de fer. On a donc rajouté la scène au programme. Dans leur fuite, les acteurs se réfugient sous ce porche », explique Pascal Lamargot.

Adaptation permanente

D'où une adaptation permanente pour l'équipe, dont « le seul ordinateur de bord reste Josée Dayan ». Et des repérages, effectués plusieurs mois avant le début du tournage. Aux premiers tours de pellicule, les lieux et les idées changent et mûrissent. « Un tournage est une surprise en lui-même. Dès que Josée veut tourner, la machine se met en route. J'active mes contacts et utilise le système D », explique Georges Barrier-Caron, régisseur général. Encore jeudi matin, quand le Père Braud a mis une salle paroissiale à la disposition de « Mourir d'aimer » après avoir été prévenu la veille dans la soirée.

Malgré un carnet de bord des plus précis, il n'est donc pas rare que tout le programme d'une journée s'en trouve modifié. Au risque de perturber un peu l'horloge du directeur de production : « On finira à l'heure. Mais je me demande quand même si la montre de José Dayan ne tourne pas moins vite que la mienne. »

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27 février 2009

La fugue de Boujenah

michel Michel Boujenah, que l'on a vu mercredi dans Panique dans l'oreillette, sur France 2, travaille actuellement à l'adaptation au cinéma de la pièce à succès Les Fugueuses. Le comédien et humoriste en signera la réalisation. Line Renaud et Muriel Robin reprendront leur rôle

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Muriel Robin actrice dans un nouveau film

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26 février 2009

Interview Video

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JOSÉE DAYAN: «J'AIME FILMER MURIEL ROBIN»

Racontez-nous votre rencontre et la genèse de ce projet ?

Josée Dayan. On s'était déjà approché il y sept ou huit ans pour un projet de scénario que je voulais faire écrire à Muriel. Et puis, ça ne s'est pas fait. Mais surtout, j'ai vu Muriel dans deux rôles extraordinaires «Marie Besnard» et «Le bal des actrices». Par hasard on s'est retrouvé l'an dernier dans un restaurant. Je partais au Canada pour tourner «Château en Suède». J'avais acheté un Iphone et je ne savais pas m'en servir. Je suis allée à sa table pour qu'elle m'aide.

Muriel Robin. Je lui ai indiqué l'adresse d'un technicien que je connais bien pour la dépanner. J'ai reçu quelques jours plus tard ses remerciements par Texto où elle m'invitait à déjeuner à son retour. Lors de ce déjeuner, elle m'a demandé ce que j'aimerais faire. Je lui ai dit que j'avais une adoration pour les rôles tenus par Annie Girardot qui est une amie. Le lendemain elle m'a envoyé un Texto en me proposant le rôle-titre de «Mourir d'aimer». J'ai dit banco tout de suite. Parce que même si je suis connue pour mes spectacles comiques, je suis avant tout une comédienne. J'ai fait le conservatoire et je suis faite pour ces rôles. Le rire, c'est venu après dans ma carrière.

Vous choisissez toujours les acteurs avant de choisir le film que vous souhaitez tourner ?

J. D. Oui, c'est comme ça que j'ai fait avec Catherine Deneuve pour «Les liaisons dangereuses» ou encore avec Jeanne Moreau pour «Cet amour-là». C'est pareil avec Muriel. Je fonctionne au coup de cœur avec ceux que j'admire. J'aime les acteurs surtout quand ils ont l'immense talent de Muriel. Elle a été l'élève de Michel Bouquet. Je pars de leur envie, pour aller en profondeur dans leur désir. On se met d'accord sur une trame et après je les laisse vivre leur rôle pour mieux les filmer. Le plus avec Muriel, c'est que j'avais envie de la sortir de l'étiquette de comique de service. Elle a tant d'autres registres à offrir.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans le personnage de Gabrielle ?

M. R. Tout. Son intelligence, sa vision résolument moderne du monde, sa soif de liberté, son ouverture aux autres, sa sensibilité, son intégrité et surtout sa dignité. En fait, on rêverait tous d'avoir un professeur pareil. À la lecture du scénario, j'ai tout de suite eu une grande tendresse pour ce personnage. Maintenant que j'ai longuement travaillé mon rôle je suis Gabrielle, je ressens ses émotions, comme un double.

Pourquoi avoir choisi de tourner à Angoulême ?

J. D. Parce que c'est une ville qui se prête idéalement à cette histoire. Il y a la ville haute bourgeoise du plateau où l'intrigue prend un relief particulier. On imagine bien ici le regard des gens bien pensant, ou le poids que peut avoir la rumeur dans une affaire pareille. Et puis les rues et les façades sont encore authentiques, elles ont été préservées d'un plan d'urbanisme sauvage. Voilà ce qui fait que cette très belle ville ou a vécu Balzac mon auteur préféré, est pour moi un des acteurs principaux de ce film.

Un premier film avec Josée Dayan ça ne vous fait pas peur ?

M. R. Peur de quoi mon dieu (rires). Au contraire, j 'ai été très flattée qu'elle pense à moi après avoir tourné avec les plus grands. Bien sûr, dans le métier, j'ai entendu tellement de choses sur elle et sa façon de travailler. Mais cela a provoqué l'envie de mieux la connaître. J'adore aller à la rencontre des gens dont on parle en bien ou en mal. Mais au-delà, c'est la vision qu'elle a de cette histoire d'amour éternelle qui me fascine. Josée sait ce qu'elle veut et comment elle veut le faire. Elle est très précise, et va toujours droit au but. J'aime ça.

Pour quelle raison, produisez vous-mêmes vos films ?

J. D. D'abord, par souci de cohérence entre l'artistique et le financier, ensuite par efficacité. Lorsque l'on passe par l'intermédiaire d'un producteur, il n'est pas facile d'imposer un film. Il faut qu'il rentre dans une stratégie et cela peut prendre des mois. Alors que là, je fais ce que je veux. J'ai proposé à Muriel de faire ce film en mars dernier, en mai j'ai acquis les droits, on a eu le scénario de Philippe Besson en octobre, en novembre j'avais l'accord de France 2 et en février on tournait à Angoulême pour une diffusion en octobre prochain.

Angoulême, Muriel Robin et Josée Dayan, c'est un film très féminin ?

J. D. Non c'est une histoire d'amour. Mais j'aime filmer Muriel parce qu'elle crève l'écran. Il suffit de la voir dans «Musée haut musée bas», de Jean-Michel Ribes pour s'en convaincre. Et j'aime aussi filmer cette ville d'Angoulême. D'ailleurs j'espère pouvoir y revenir tourner bientôt. Peut-être pour un prochain long-métrage inspiré du livre «La théorie des six» de Jacques Expert.

M. R. Un film féminin, non pas seulement. Sandor Funtek qui incarne le jeune élève dont je suis éprise dans le film a pris toute sa place dans ce triptyque. D'ailleurs quand il s'est agi de répéter les scènes de baisers, il était presque plus à l'aise que moi. Il a un naturel et un aplomb incroyable vis-à-vis de moi qui pourrait être sa grand-mère. Mais ce qui m'embête c'est qu'à la fin du tournage, il sera vraiment amoureux de moi (rires). C'est une évidence, la réalité va rattraper la fiction et là il va souffrir parce que moi bon...

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25 février 2009

mameriniak

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24 février 2009

Tournage

8560843  Le tournage "mourir d'aimer" a débuté hier (photo tadeusz kluba) avec MURIEL ROBIN pour France 2 à Angoulême, et qui se poursuivra jusqu'au 16 mars. 

Le casting : Muriel Robin 4406_muriel_robin_mourir_d_aimer (Gabrielle Delorme),Sandor_Funtek Sandor Funtek (Lucas Malzieu), Jeanne Balibar 18195 (la mère de Lucas), Annie Gregorio 18407465 ( Marie Guilbert), Thibault de Montalembert thibault_demontalembert_1 (père de Lucas), Hélène Vincent 127563 (le proviseur)

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23 février 2009

C'est parti

muriel_robin

L'humoriste tourne actuellement dans Mourir d'aimer une fiction à venir sur France 2 où elle tient le premier rôle. (voir news)

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